dimanche 25 mars 2012

Phycocrème douceur pour mains de fées


Phycocrème pour mains de fées



Après les pieds et les cheveux, je complète ma saga des soins aux algues par une crème pour les mains.  N'ayant pas spécialement les mains sèches, je ne pense pas souvent à réaliser ce type de soin mais je sais que certaines mains de fées de ma connaissance les apprécient, c'est donc en pensant à toutes ces belles mains que j'ai élaboré cette phycocrème  pour mains de fées.

Une formule qui se devait d'être à la fois réparatrice et protectrice pour des mains qui sont souvent tiraillées par les nombreux savonnages. 

Une formule qui se devait aussi d'être légère et vite absorbée, car on n'a pas l'éternité devant soi non plus.

Une formule qui se devait de laisser la peau douce, car on le sait, les fées ont la peau très douce.

Une formule facilement reproductible par des tambouilleuses expertes ou débutantes, car ça sert aussi à ça la blogosphère : échanger et partager.

Ici, j'ai misé sur le complexe d'émulsifiants pour obtenir la texture souhaitée. Il aurait également été possible de jouer sur la phase huileuse, mais ce sera l'occasion d'un autre post.

Je lis souvent sur certains blogs ou forums des commentaires s'interrogeant sur l'utilité de mettre plusieurs émulsifiants quand un seul semblerait suffire. Et en effet, un seul suffit en général pour former une émulsion. 

Mais il est vrai aussi qu'il y a émulsion et émulsion. Et sur la peau ça fait toute la différence. Sur un plan strictement sensoriel, on peut même dire sensuel, c'est flagrant. Mais la différence se constate également sur un plan que j'appellerai - toutes proportions gardées bien sûr - cosméto-thérapeuthique.

Dit autrement, la synergie émulgatrice (composée donc de plusieurs émulsifiants) va également jouer un rôle actif sur la peau : plus réparatrice ; plus hydratante ; plus anti-déshydratation ; anti-inflammatoire...etc. Car n'oublions pas que nous utilisons des émulsifiants d'origine naturelle, la plupart du temps très doux pour la peau et qui du coup peuvent également jouer un rôle d'actif sur la peau. C'est typiquement le cas des esters de sucre ou des lécithines par exemple.

Il est donc important de bien connaître les propriétés d'un émulsifiant, son comportement dans une émulsion lorsqu'on crée sa propre formule cosmétique. C'est tout l'intérêt du "sur mesure".
   
Dans la phycocrème pour les mains, j'ai privilégié un ensemble d'émulsifiants que je connaissais pour les avoir tous auparavant testés en solo. C'est un bon moyen de se faire une idée de ce que "vaut" un émulsifiant : réaliser une crème assez simple avec quelques huiles et tester à la fois son comportement lors de la formulation, mais apprécier le produit fini sur la peau ; ça n'est que dans une seconde étape qu'on peut envisager de le marier avec un autre émulsifiant ou co-émulsifiant qu'on connaît bien. Evidemment les plus expertes peuvent aussi se lancer directement dans une composition complexe.

@pimulse
Ici mon choix s'est porté sur l'émulsifiant olive douceur (connu pour être l'ami des peaux irritées et sensibles ; apportant un toucher à la fois riche et très doux) que j'ai marié à l'@pimulse (simple cire d'abeille saponifiée alliant les propriétés protectrices et filmogènes de la cire d'abeille mais apportant beaucoup plus de finesse à l'émulsion et favorisant grandement son absorption) et à la lécithine en granules (pour sa forte compatibilité avec la peau et un pouvoir hydratant de longue durée remarquable).

On passe à la formule composée de

-la phase grasse pour 30,5%
12,5% complexe émulsifiant
18% huiles et beurres y compris les huiles fragiles ajoutées en phase 3

-la phase eaux et gels, dont le phycocolloïde qui joue également ici le rôle d'épaississant pour 60,5%

-les ajouts introduits à température inférieure à 30°, y compris le conservateur et la synergie parfumée.

A partir de là on peut composer sa propre formule en fonction de ses besoins, de ses goûts ou de ses envies du moment.

La phycocrème pour mains de fées

Emulsifiants  12,5

6% olive douceur 
3% @pimulse blanc 
1,5% riciline maison (90% HV ricin + 10% cire d'abeille jaune)
1% stearate sodium (pour encore plus de glissant et légèreté)
1% lécithine diluée dans une partie des HV et rajoutée en phase 3


Huiles et beurres  14

4% coco  
4% riz 
4% sésame 
2% beurre de cacao 


Hydrolat maison
Eaux et gels  60,5

22% phycocolloïde (gelée d'algues laminaires maison)  
38,5% HA criste marine (maison)


Ajouts  13 (+ 5 non comptabilisés)

4% HV fragiles de concombre et noix du Brésil
2% extrait HG de grenade
2% protéines de soie

5% non comptabilisés de poudre de concombre 

0,5% conservateur
1% parfum

Parfum réalisé "au nez"
Citron, orange sanguine, orange 5 fold, bergamotte, gingembre frais, gettou, basilic

Je ne vous cache pas que le parfum m'a immédiatement séduite : frais, pétillant, printanier. Bref totalement de saison ! Même si en raison de la phototoxicité des HE d'agrumes, ce soin est à réserver en "gants de nuit" ou pour celles qui, comme moi quittent leur bureau à la nuit tombée.

Mode opératoire


Chauffer ensemble les émulsifiants et beurres (coco et cacao) ; lorsque tout est bien fondu, ajouter les huiles fluides dans lesquelles vous aviez laissé reposer la lécithine (en granules) à température ambiante. Une autre manière d'intégrer la lécithine en granule dans une formule et de la laisser "gonfler" dans l'eau. Je voulais également voir avec laquelle des deux méthodes, cela fonctionne le mieux. Au cas particulier, je n'ai vu aucune différence, mais cela dépend de la quantité de lécithine utilisée. En plus grande quantité, la "dissolution" me semble plus complète en phase aqueuse.

Parallèlement chauffer l'hydrolat de criste marine. Puis verser l'hydrolat dans les huiles et mélanger énergiquement à la cuillère magique en laissant sur le BM chaud.

Verser le phycocolloïde et continuer de mélanger énergiquement toujours à chaud.

Lorsque l'émulsion est bien homogène éteindre et continuer de mélanger pendant quelques minutes à température ambiante. 

Alterner moments de repos et de touillage jusqu'à refroidissement complet.

Intégrer le reste des ajouts, le conservateur et les huiles essentielles.

On obtient une crème dense mais légère, bien brillante d'une couleur blanc cassé légèrement parsemée de petits points plus sombres (les particules d'algues). Il y a également une très légère "odeur culinaire", je dirais , mais on ne peut pas dire que cela sente franchement la marée. Et puis elle disparaît totalement une fois les HE rajoutées.

J'ai rajouté quelques poussières d'ultramarine bleue et la poudre de concombre (qui donne je trouve un côté frais à la texture) ce qui a permis d'obtenir une légère couleur verte. 

Sur la peau, l'émulsion glisse bien, pénètre très rapidement et laisse une vraie protection hydratante. Alors même qu'il y a très peu d'actifs complémentaires à vocation hydratante. 

Pour des mains très sèches, on peut rajouter du D-panthenol, très efficace ainsi que du lactate de sodium. Il est également possible de re-travailler la formule en y intégrant des déclinaisons de calendula : macérat, CO2 ; ou encore du CO2 de chia ; ou encore du beurre de karité ou de nilotica ou encore de macadamia, de jojoba... à décliner selon vos envies.

Côté phase aqueuse, le phycocolloïde a joué un rôle d'épaississant, d'hydratant intense, mais également a accentué la finesse et le glissant de l'émulsion. On peut le remplacer par du gel d'aloé vera et un peu de collagène marin par exemple et dans ce cas, il faut rajouter un peu d'alcool cétylique ou mieux du cétyl palmitate qui maintiendra un peu la finesse donnée par le phycocolloïde.  Le résultat sur la texture finale sera tout de même sensiblement différent.

mon nouvel ingrédient chouchou !

Une formule simple, rapide à mettre en oeuvre, sans prétentions mais efficace. Les peaux gourmandes l'apprécieront également en soin visage, avec une autre synergie d'HE, non photosensibilisante.

Et d'ailleurs, en parlant de photo : je n'ai même pas eu le temps d'en faire une ! tous les petits pots sont partis chez les Fées à qui ils étaient destinés.



dimanche 18 mars 2012

Phyco'Tifs : Soins capillaires aux algues

Robe d'algues par Monique
Pour ce troisième épisode d'"Au bonheur des algues", je vous habille d'algues de pied en cap.  Et après avoir dorloté vos pieds, puis aujourd'hui vos cheveux grâce aux vertus des algues, vous serez la plus belle pour aller danser et il ne vous restera plus qu'à enfiler votre robe de bal - 100% algues elle aussi - et telle Cenerentola, vous partirez conquérir votre prince charmant.

Sans plus de chichis, je vous présente donc ma toute nouvelle gamme de soins aux algues pour cheveux, qui fait toujours la part belle au phycocolloïde, dont j'ai décrit la naissance ici, c'est pourquoi, je l'ai simplement baptisée "Phyco'Tifs". 

Cette petite gamme se compose en fait de 3 soins : un sérum à appliquer avant chaque shampooing (sans algues celui-ci), un shampooing minute enrichi en gels d'algues et un masque restructurant à offrir à sa chevelure lorsqu'elle montre des signes de fatigue et de sécheresse.

Je précise que j'ai les cheveux à tendance grasse, avec des pointes assez déssechées par les colorations, soleil et brushings à répétition (enfin, ça c'était avant de passer chez le Coup'Tif qui a pris un malin plaisir à racourcir tout ça de 10 bons centimètres !). Pour tout arranger, je n'ai pas la chance d'avoir une superbe crinière épaisse, mais plutôt le cheveu fin et facilement sans volume si j'utilise des shampooings et après shampooings traditionnels, et ce qu'ils soient du commerce ou fait maison. Tant que j'ai utilisé les shampooings de pharmacie, j'étais obligée de me laver les cheveux tous les jours, ou au pire tous les deux jours car sinon, le sébum s'accumulant sur le cuir chevelu me provoquait des démangeaisons, desquamations et au final chûte de cheveux. Sans parler des rougeurs et "pelades" façon psoriasis sur le front dès que le shampooing dégoulinait sur la peau.

Mais maintenant, tous ces petits désagréments sont loin derrière moi. Pff ! envolés, oubliés.

Gamme capilaire Phyco'Tifs


Juste avant de filer sous la douche, j'applique en général soit un peu d'huile de jojoba soit maintenant un sérum au jojoba. Je laisse poser le temps de faire et de boire un café (environ 15 mn) et ensuite je shampooine et ça suffit à me donner un cheveux souple, brillant et naturellement volumineux.

Formule simplissime  du Séro'Tifs

1 noix de riciline* (maison) dans un mortier tiédi
Verser l'huile de jojoba et mélanger jusqu'à liquéfier et homogénéiser le mélange
Ajouter goutte à goutte de l'hydrolat de christe marine et fouetter avec un petit fouet. On doit obtenir une consistance laiteuse. 


Passons maintenant au shampooing Phyco'Tifs




Depuis un peu plus de deux ans maintenant j'utilise un shampooing indien en poudre, dont j'avais parlé ici et grâce auquel - et avec une bonne dose de patience - j'ai (presque) récupéré des cheveux normaux : adieux cuir chevelu gras,démangeaisons et autres desquamations ; et je parviens même à espacer les shampooings tous les 5-6 jours, dont 3 jours sans nécessité de m'attacher les cheveux. Testé également sur Zhom chéri qui souffrait de pellicules grasses, il s'est avéré extrêmement et rapidement efficace.

Et ce qui ne gâche rien, ce shampooing m'apporte du volume, ce qui chez moi n'est pas un luxe ! Je n'avais donc aucune intention d'en changer, j'ai juste voulu ajouter un peu de gels d'algues à la composition ce qui m'a permis d'obtenir un effet brillance et douceur sans besoin d'un après-shampooing que mes cheveux de toute manière n'apprécient guère.


épices indiennes
Je vous remets ici la formule du shampooing pour celles qui auraient le courage d'aller acheter toutes les plantes  - il y en a pas moins de 15 - chez l'herboriste ; vous retrouverez toutes les vertus des plantes dans mon précédent post.

-2% eucalyptus globulus (feuilles d'eucalyptus globulus)
-2% vigna radiata (graines de haricot mungo)
-1% hibiscus rosa sinensis (fleurs d'hibiscus de Chine)
-1% madhuca longifolia (graines de mowrah)
-10,75% cinamomum tamala (cannelle tamala)
-4% cyperus rotondus (souchet d'Asie)
-4% lippia nodiflora (fleurs de verveine nodoflore)
-2% acacia concinna (shikakai)
-2% ocimum sanctum (basilic sacré ou tulsi)
-4% hedychium spicatum( gingembre sauvage)
-2% albizia amara (famille des mimosacees)
-6% vetiveria zizanioides (vétiver)
-3% trigonella foenum-graecum (fénugrec)
-1% sapindus trifoliatus (reetha ou noix de lavage)
-22,9% cocos nucifera shell powder (poudre de coque de noix de coco)

Pour le shampooing phyco'Tifs

2 Cs poudre de shampooing aux 15 plantes indiennes
2 Cc phycocolloïde
1cc silicocolloïde* (maison) pour l'effet silicone-like (optionnel)
HA de criste jusqu'à obtention d'une crème épaisse mais souple  
Ajouter quelques gouttes de protéines de soie marine ou autre phytokératine. Finir par quelques gouttes d'HE ; moi je suis fidèle à l'ylang-ylang, seul ou en mélange avec les agrumes.

Cette quantité suffit à un shampooing pour cheveux mi-longs. 

Pour celles qui ont une belle chevelure épaisse et qui supportent habituellement les soins conditionneurs, il est possible d'augmenter la quantité de silicocolloïde*, qui apportera encore plus de brillance et de lissant aux cheveux et même d'incorporer une huile végétale jusqu'à 5% maximum. 

Contrairement à la plupart des shampooings en poudre - argiles ou plantes - celui-ci donne une mousse crémeuse, ce qui le rend aussi agréable à utiliser qu'un shampooing du commerce. On peut laisser poser quelques minutes ou au contraire rincer aussitôt si on est pressé. Un seul shampooing suffit pour laisser une chevelure et un cuir chevelu parfaitement propres. Et contrairement au rhassoul ou même à certains shampooings bio, on n'a aucun besoin de re-laver le cheveu après plusieurs applications. 

Si j'ai décidé d'en reparler ici après deux ans d'utilisation continue, c'est que j'ai réellement vu un changement - en mieux bien sûr - radical sur mes cheveux. C'est simple, je crois que depuis mon adolescence, JAMAIS je n'étais restée plus de 2 jours sans être obligée de me re-laver les cheveux et aucun shampooing ou soin ne m'avait jamais permis de me débarrasser de mes problèmes de pellicules grasses et de psoriasis. 

Je le recommande donc vivement à toutes celles qui rencontrent le même type de problèmes. Evidemment, il faut savoir être constant et patient. Une fois qu'on a adopté le shampooing aux herbes, avec ou sans ajout de gel d'algues, on ne doit plus repasser aux shampooings à base de tensio-actifs. D'ailleurs lorsque je vais chez le coiffeur, j'emporte mon shampooing déjà prêt dans un tube en plastique.


Passons maintenant à la formule du masque restructurant Phyco'Tifs

Phase A
-5% lanoline (vraie)
-4% mélange huile de coco et huile de pépins de raisin
-4% HV de ricin et lécithine granules

Mélanger à froid avec un pilon

Phase B
-5% émulsifiant CocoBello
-2% miel

A faire fondre au bain marie. Puis verser phase A dans phase B toujours au BM.

Phase C
-21% phycocolloïde
-50% HA de criste marine
-2,5% de CLB* (concentré lipidique de bétacarotène)

Rajouter au mélange A + B toujours au BM

Phase D
-5% silicocolloïde*
-1,5% D-Panthénol
-1,5% protéines de riz
-1 pointe de couteau de poudre de curcuma

Rajouter la phase D au reste du mélange hors du BM, à tiède. On obtient une émulsion à ce stade relativement fluide.
Rajouter un peu de simulgel - j'ai dosé à l'oeil jusqu'à obtenir la texture souhaitée - qu'on peut remplacer par de l'amigel, dont Irène raffole mais que je n'ai jamais utilisé jusqu'ici. 
Rajouter quelques gouttes d'acide lactique. Il m'a été impossible de mesurer le pH avec le papier tournesol car la crème est colorante et teinte le papier. Mais je voulais acidifier légèrement la formule, car les cheveux ont besoin qu'on rééquilibre leur pH après un shampooing. 

Pour finir,
-0,5% de conservateur geogard
-1% parfum dont 40% bergamote (fraisse et quattrone, 30% ylang-ylang de Mayotte, 10% citron (fraisse et quattrone), 10% sauge (bilby), 10% curcuma frais (l'astérale).



Pour ne pas alourdir ou surgraisser mes cheveux déjà à tendance grasse, j'utilise toujours les soins cheveux en masque avant shampooing. Dans ce cas-là bien sûr je n'utilise pas le sérum au jojoba. J'applique sur cheveux secs et je laisse poser de trente minutes à une heure, avant de faire mon shampooing habituel. 

phyco'tifs : masque
Les cheveux qui supportent peuvent sans problème l'utiliser en après-shampooing à rincer, tant la texture est fine et non grasse. A dire vrai, même la peau l'apprécie tant elle est douce et légère.

Pour des cheveux secs, il est possible de rajouter de 3 à 5 % d'olivem et 3 à 5 % de karité nilotica, en retirant la valeur équivalente en phycocolloïde.




Focus sur quelques ingrédients maison

Celles qui me lisent maintenant régulièrement savent comme j'aime manier les mots et comme j'ai plaisir à inventer des noms aux ingrédients simples que j'utilise, qu'ils soient de ma création ou carrément "empruntés" à d'autres tambouilleuses de talent.
Ainsi, commençons par la riciline*, à la base de mon sérum avant shampooing. 

Piquée sur le blog de Sonya, j'ai à mon tour réalisé une base baumée à l'huile de ricin à utiliser telle quelle en guise de gloss à lèvres(tout simplement fabuleux !) ou à introduire dans les préparations maison comme on le ferait avec un substitut de lanoline.

Voici la formule, simple comme bonjour....

-90% HV de ricin en raison de sa très forte proportion de triglycérides - qui composent aussi le substitut de lanoline de chez AZ (aromafarmacoteca)
-10% cire d'abeille jaune (Jacques Vernet)

On laisse fondre, un p'tit coup de cuillère magique et c'est prêt à être utilisé ! En fait c'est l'ingrédient prêt-à-l'emploi à toujours avoir à portée de mains, voire à porter SUR les mains en guise de soins ongles-cuticules (c'est Vénézia et son kit ongles qui m'a donné envie de re-prendre un peu soin de mes ongles).  Encore merci Sonya !

graines d'urucum
Tout aussi simple, le CLB* - concentré lipidique de bêta-carotènes - composé d'un macérat très corsé de graines d'urucum sur un mélange d'huile de coco indien (75%) et de coco fractionné (25%) auquel j'ai rajouté une demi noix de tonka pour le parfum ensoleillé et envoûtant. La richesse en bêta-carotènes - puissant anti-oxydant - alliée aux vertus émollientes et réparatrices de l'huile de coco en font un soin très intéressant aussi bien pour la peau que les cheveux : réparateur et nourrissant mais également protecteur. A incorporer très bientôt dans les soins solaires.

Enfin, ma dernière petite créatin aux algues, que d'autres ont expérimenté également (MLK, Christine, Sonya et d'autres que j'oublie sans doute) et qui n'est autre qu'un gel de chondrus crispus.

Chondrus crispus qu'on appelle également lichen carrageen, ou encore pioca, petit goëmon, mousse irlandaise. C'est une algue rouge assez petite qui peuple les côtes de l'Atlantique. Elle était dans le temps très connue des cuisinières qui mettaient à profit ses propriétés épaississantes et gélifiantes pour réaliser des flans. Mais on l'utilisait également pour apaiser la toux, bouillie 10 mn et additionnée de miel.
Ayant eu la chance de pouvoir en ramener de ma précédente virée bretonne, j'ai donc pu réaliser mon silicone-like maison.

Recette du silicocolloïde

Faire bouillir 200 ml d'eau distillée avec 1 CS d'algues sèches préalablement lavées à l'eau distillée
Laisser bouillir 5 bonnes minutes puis reposer 5 autres minutes
Filtrer
Ajouter 0,5% de cosgard avant refroidissement (et donc gélification totale)
Verser en pot stérile

On obtient une gelée translucide prête à l'emploi.

Incorporé dans les soins pour cheveux, le silicocolloïde* fait vraiment la différence. Il apporte lissant, brillant et douceur. Parfait également mélangé au phycocolloïde comme gel coiffant. Attention cependant pour les cheveux à tendance raplapla, il faut garder la main légère sous peine d'accentuer le côté plombé.

lanoline vraie
Enfin, je m'arrête quelques minutes sur la lanoline, la vraie, celle que l'on tire de la graisse déposée sur la laine des moutons, que j'utilise ici pour la première fois.

En fait, je dois bien l'avouer, j'ai réalisé ce soin en pensant à Colchique. D'abord parce qu'elle est la championne toutes catégories des soins pour cheveux qu'elle crée, affine, peaufine jusqu'à la perfection. Ensuite parce que ses descriptions des effets de la lanoline vraie m'ont donné envie d'essayer à mon tour.

"Lanoline" vient du latin lana, qui signifie laine et oleum, qui signifie huile. Au cas particulier, il s'agit plutôt de sébum excrété par le mouton et qui se dépose sur la laine. La lanoline, qui est une cire composée majoritairement d'esters cireux,  est obtenue à partir de la laine, une fois le mouton tondu. Donc, bien que d'origine animale, à l'instar de la cire d'abeille, c'est un ingrédient qui ne nécessite pas que l'on maltraite l'animal pour l'extraire. 

Comme la lanoline est connue comme pouvant être allergisante en raison des divers produits qui peuvent avoir été au contact de la laine (pesticides, polluants divers), j'ai immédiatement testé la lanoline sur le creux du coude et là j'ai aussitôt pu constater la première différence avec le substitut de lanoline que j'utilisais jusqu'ici. La vraie lanoline a une finesse bien supérieure, on sent immédiatement que l'on est en présence d'esters ; elle est absorbée par la peau avec une rapidité déconcertante et sans effet collant. Alors que je trouve la lanoline végétale, celle d'AZ comme ma riciline*, plus glu-glu. Bref, en un mot comme en cent : ya pas photo ! N'étant a priori pas allergique, j'adopte définitivement la lanoline d'origine animale dès que je recherche un véritable effet hydratant et réparateur. 

Je précise, suite à un commentaire déposé sur mon précédent article, que dès lors que ce sont les polluants au contact des moutons qui sont susceptibles de rendre la lanoline allergisante, il est important de s'assurer de la qualité de la lanoline et de la tester sur le pli du coude pendant quelques jours avant de l'introduire définitivement dans un produit cosmétique. 

Colchique ayant été mon inspiratrice pour ce soin, je l'ai également désignée d'office pour jouer le rôle de "souris cobaye du lolilabo".

Quant à la tignasse de votre lolitarose, elle apprécie énormément ce soin. Le cheveu en est tout doux et brillant. 






dimanche 4 mars 2012

Une romaine à Paris

La parisienne
Lolitarose s'envole demain pour Paris. Le périf, le froid, la pluie... Mais aussi et surtout les copines, les copines et encore les copines. 

Alors je vous confie mon home sweet home jusqu'au 13 mars. Faites en bon usage !

Ciao a tutti

Lolitarose